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Lui et elle

par un cœur brisé qui ne veut pas se dévoiler (tous droits réservés)


Lui, il aimait sa façon de passer sa main dans ses cheveux quand ils s’embrassaient.
Elle, elle aimait sa façon de la prendre par la taille quand ils s’embrassaient.

Dès le premier regard, il avait compris. Il avait compris que l’électricité, cette étincelle existe bien. Lui ne croyant en rien à cette rumeur, il se retrouva bluffé devant ses yeux qui lui paraissaient sans fond, devant ce visage plein de lumière, où il voyait tant de baisers se déposer, ce visage qui n’avait, selon lui, rien à voir avec tous les autres visages sur terre.

Lors de leur première discussion, ils comprennent tous deux où cela les mènerait. Mais pour ne pas se précipiter, ils décident de repousser l’échéance du moment fatidique, d’attiser l’envie et de profiter. Chacun était au courant des envies de l’autre. Cette tension qu’il y avait entre eux, ils l’ont entretenue pour qu’une fois le jour j arrivé, elle soit idéale et promette un avenir meilleur.

Le jour du premier rendez vous, un film passe sur cet écran géant mais il n’a d’yeux que pour elle. Il sait bien qu’elle l’aime autant que lui l’aime mais il n’ose rien, se disant que cette fille est effectivement celle qu’il attend depuis tout ce temps, que cette tension est bien réelle, que tous ses rêves sont remplis de cette demoiselle.

Il se lance : il saisit dans un premier temps sa main, passe son bras autour de son cou. Lorsqu’il tente ce premier baiser, il ne sent plus ses jambes, ce n’est que son courage qui le porte. Il ne ressent que la sensation de ses lèvres contre les siennes, rien d’autre. Le temps s’arrête. Les spectateurs du film les ont peut-être vus, c’est vrai, mais contrairement à son habitude, il s’en fout de leurs regards et elle d’autant plus. Il y a un blanc, leurs regards se croisent pendant un long instant, un sourire les envahit et arrive alors directement le second baiser, plus intense que le premier car moins experimental. Vient le moment de l’entracte. Bizarrement, l’ancienne tension est redescendue. Puis la lumière se rallume, ces sourires couvrent toujours leurs lèvres. Peu de mots sont échangés, ils sont tous deux tant euphoriques qu’ils ne s’en rappelleront sans doute jamais.

Leurs quotidiens étaient tellement plus beaux sous la lumière de l’amour et de la passion. Pour lui, c’était la femme de sa vie : il ne voyait plus qu’elle, faisait tout pour elle, elle était sa motivation quotidienne malgré elle, elle l’inspirait, il la vénérait presque. Elle l’aimait également à un niveau qui, pour elle, n’existait pas auparavant, jamais elle n’aurait pu envisager un tel bonheur, mais il était bien réel. Elle se levait avec le sourire en pensant à lui. Ils n’étaient pas bien l’un à l’écart de l’autre, comme deux jumeaux qui sont complémentaires, qui ne vont que par deux et pas autrement.

Un jour, ils rencontrent les familles respectives de l’autre. Un argument de plus prouvant le fait qu’elle était bien la bonne.

Tout était parfait, aucun défaut et les seuls défauts étaient pour l’autre une qualité, chacun complémentaire de l’autre.

Un couple se construit à base d’amour et de passion. C’est la passion qui construit les souvenirs, les fondations, les débuts et l’amour entretient et construit à une vitesse différente. La passion est éphémère. C’est cette éphémérité qui leur à causé du tord.

Un jour matin, il se réveille, le coeur en vrac, comme vidé à moitié, comme un matin d’hiver lorsque la neige de la veille a disparu, comme lorsque la vague se retire et que le vent vient souffler sur nos jambes nues, mouillées et nous rappelle que la vie était plus facile dans cet océan. Cette impression, ce pressentiment, il l’a compris, ce n’était pas normal, c’était irréel et infondé. La passion avait disparu d’un des deux côtés.

Après de longues discussions, un break, une remise en question et de la douleur des deux côtés s’imposent alors.

Elle avait gardé son pull dans son armoire, elle dormait avec. Ce pull, fût le remplaçant des paroles qui blessent.

Ce pull fût le drapeau noir et blanc à la fin de la course. Lorsqu’on le tend, alors la course est finie. Lorsqu’on le tend, ce plaisir, cette intensité, cette adrenaline, tout cela prend fin. On reste sans mots, le regard vide, vide ou plutôt bien rempli de quelque chose, rempli de souffrance, de regrets, de nostalgie. Tout cela se concentre en une petite chose, au coin de l’oeil, une larme.

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Publié par juhmrs

belgian photographer and writer :)

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